Présentation géographique



Données
démographiques :
31% de la population
a moins de 14 ans
5% de la population
a plus de 65 ans
L’âge moyen est de 25,8 ans
Répartition de la population :
76% de la population vit en ville.
55% de la
population vit
en dessous du seuil de pauvreté. |
La
Colombie : géographie La Colombie est située
en Amérique du sud (1.141.748 km²), ses pays limitrophes sont : le
Venezuela, le Brésil, le Pérou, l'équateur et le Panama. La ligne
côtière de la Colombie s'étend sur environ 1.610 Km le long de la
zone des Caraïbes et sur 1.290 Km le long du Pacifique. Le plus
grand fleuve de Colombie est le Magdalena, qui suit la Cordillère
orientale et la Cordillère centrale, franchissant ainsi, du sud au
nord, presque tout le pays.
Climat : La Colombie se situe presque intégralement dans la zone
aride située entre le tropique du Cancer et le tropique du
Capricorne. Toutefois, le climat varie avec l'altitude. Tout au long
de l'année, et par périodes de trois mois, la saison des pluies
alterne avec la saison sèche.
Ville de Barrancabermeja
Barrancabermeja est située dans la province du
Santander, au nord de Bogota (environ 13 heures de bus), le long du
fleuve Magdalena. C'est une ville pétrolière, principale raffinerie
du pays. Sa population est approximativement de 300.000 habitants.
Le climat en particulier à Barrancabermeja est très chaud (environ
35°C) et très humide tout au long de l'année. |
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La raffinerie d'Ecopetrol |
Le quartier Arenal
La ville de Barranca est entourée de bidonvilles dont
le " barrio Arenal ", situé le long d'un bras du fleuve Magdalena.
Ce quartier se situe en contrebas de la ville et subit au moins une
fois par an des inondations. |
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Le quartier Arenal |
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Présentation
Historique et Politique
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A l'époque précolombienne, le pays était habité
par de nombreux peuples (dont la brillante civilisation Chibcha).
Alonso de Ojeda fut le premier à débarquer, en 1499. En 1819, ce fut
l'indépendance du pays, dont le territoire comprenait l'actuel
Venezuela. En 1948 se produisit l'assassinat du candidat à la
présidence Jorge Eliecer Gaitan (politique libérale et populaire)
qui avait pris la défense des démunis et milité pour leurs droits.
La douleur des classes populaires se retourna contre les privilégiés
et, dans les années 50, se formèrent des groupes armés qui
recouraient à la violence dans l'espoir de suppléer à la faiblesse
du système et de supprimer les inégalités sociales. Ce fut la
naissance de la guérilla, qui se présentait au début comme un
mouvement politique. |
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Vers les années 80 apparaît le trafic de
stupéfiants, qui sera une entreprise exclusivement économique.
Environ 300 000 personnes vivent de la culture du pavot, de la
cocaïne et de la marijuana. En 1993, mort de Pablo Escobar qui
dirigeait le Cartel de Medellin. Parallèlement, on assiste à la
croissance du Cartel de Cali. En août de l'année suivante, élection
à la présidence de la république d'Ernesto Samper, qui entreprend
une croisade contre l'usage clandestin de la drogue. Son but
principal est la cessation totale des cultures illicites et la
réhabilitation des zones productrices. En quatre mois, Ernesto
Samper fait tomber les chefs du Cartel de Cali. Face à ce
démantèlement, la guérilla se durcit et peu à peu devient une
narco-guérilla dont le but est de s'enrichir et de déstabiliser le
pays.
En 1998, des personnalités de la société dite "
civile ", de l'église, de l'Université, du patronat, des syndicats,
ont ensemble multiplié les initiatives en faveur de la paix. Le
scandale narcopolitique qui avait marqué la présidence d'Ernersto
Samper (1994-1998) a été momentanément enterré. Son successeur,
Andrès Pastrana, conservateur, élu le 21 Juin, a été rejoint par une
majorité de personnalités du parti libéral qui avaient abandonné
Ernesto Samper dont la campagne électorale de 1994 avait été
financée par l'argent du cartel de la drogue. Mais c'est la
guérilla, en " choisissant " Andres Pastrana et ne voulant négocier
ni avec Ernesto Samper ni avec Horacio Serpa, qui a fait la
différence. Dès sa prise de fonction, M. Pastrana annonçait la
démilitarisation (une des conditions mises par la guérilla à toute
négociation) d'une large zone du pays afin d'amorcer des
conversations de paix.
Aujourd’hui, la Colombie, est prise dans une toile
d’araignée bien difficile à démêler : d’un côté les mouvements
guérillas (FARCS* et ELN*), de l’autre des milices paramilitaires et
au milieu l’armée et la police qui tentent de reprendre le contrôle
du pays. Les combats, à l’origine idéologiques, sont aujourd’hui
beaucoup plus entretenus par le narcotrafic (et localement le trafic
d’essence). Les affrontements entre militaires, guérilleros des FARC*
et de l'ELN* et paramilitaires des AUC* se sont multipliés depuis
Juillet 2000.
Les mouvements paramilitaires (AUC*) et les guérillas sont depuis
2001 considérés comme des mouvements terroristes par les états-unis.
Parallèlement, l'administration américaine a approuvé à la même
époque l'attribution d'une aide de 1.3 milliards de dollars pour
financer un plan de paix visant à lutter contre le trafic de drogue
et à mettre un terme à la violence armée. Principal soutien
financier de la Colombie les états-Unis ont donné un avertissement
au gouvernement colombien concernant les liens existant entre des
dirigeants de l’armée et les paramilitaires. Arrivé au pouvoir en
2002, le président Alvaro Uribe Velez s’est engagé à ce que tous les
paramilitaires rendent les armes d’ici la fin 2005. D’un autre côté,
il refuse toutes négociations avec les guérillas.
* : FARC : Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes
ELN : Armée de Libération Nationale.
AUC : Autodéfenses unies de Colombie (extrême droite).
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