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Lettre aux adhérents #
14
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Juillet 2007
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Chers amis,
De décembre à
juillet, 7 mois de nouveaux projets, de nouveaux bénévoles et
d’une association qui grandit grâce à vous. Je vous invite à
partager avec nous les dernières activités en Colombie.
Stéphanie
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Parrainage et
aides reçues en Colombie
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Action Sociale est un programme du gouvernement
qui avec la “DIAN” (direction des impôts et de la douane nationale)
dédouanent des articles, des aliments et des produits de contrebande
qui ne paient pas d’impôt. En décembre ils ont décidé de donner à
l’association 35 millions de pesos (soit environ 13 500 €) en
produits tels que des
sauces alimentaires, lait pour bébés, savons, crèmes pour bébés,
shampoings, talcs, huiles de massage, dentifrices et crèmes.
Ce don a été possible grâce à Edilberto Sarmiento qui
avait alors pu mettre à jour tous les papiers et l’inscription de
l’association à la Chambre de Commerce en Colombie et monter des
projets d’ordre socio-economiques.
Octavio, Eladio et Edilberto se sont donc déplacés à Bucaramanga
pour recevoir ces produits : deux camions bien remplis.
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Le rez-de-chaussée du dispensaire a servi à tout
stocker et le 31 décembre on a commencé à emballer les produits pour
les offrir aux familles. Les jeunes de l’association nous ont aidés,
ils savaient qu’ils auraient aussi droit à des savons et à ce qui
resterait ; cela les a bien motivés…
Action Sociale voulait que tout soit distribué en une semaine,
c’était impossible. Notre objectif était de choisir d’abord des
familles avec des petits enfants, ensuite des personnes âgées, puis
des orphelinats, des familles pauvres d’autres quartiers de
Barrancabermeja et des personnes handicapées. Chaque personne devait
signer et laisser son empreinte digitale et nous devions prendre des
photos pour faire ensuite un rapport final à Action Sociale.
Plus de quatre mois pour emballer et donner les “kits”, au total 1
200 familles ont pu en bénéficier. |

Clémentine prépare les kits destinés à être distribués aux familles
nécessiteuses
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Guido Contreras, dentiste mais aussi directeur
d’une entreprise d’aliments, est une personne qui aide l’association
depuis maintenant un an.
Pendant 4 mois, de décembre à fin mars, tous les jours de la semaine
il donnait à l’association des plats préparés (soupes, riz, viande,
salades, lentilles, jus de fruits etc) pour les familles du
quartier.
Octavio passait plusieurs heures à répartir ces repas, plus d’une
cinquantaine d’enfants arrivaient tous les jours avec leurs
assiettes. |
Diana Miranda, ingénieur agro-alimentaire à
l’université de la UNIPAZ aide elle aussi l’association depuis
plusieurs années et nous fournit souvent le goûter des enfants. En
effet tous les jours elle envoie dans les écoles de Barranca des
boissons nutritives et des goûters pour les enfants. Mais
régulièrement certaines écoles sont en grève ou c’est une journée
pédagogique ou tout simplement il n’y a pas cours donc tous les
aliments qui n’ont pas été distribués sont donnés à l’association.
Il faut les consommer le jour même ce qui n’est pas vraiment un
problème vu le nombre d’enfants qui arrivent en 5 minutes à la
maison d’accueil… |
L’école privée Chester Palmer parraine
l’association depuis 8 mois. Y étudient les enfants des
familles les plus riches de Barranca qui organisent chaque
mois une récolte de dons (jouets, vêtements, aliments,
médicaments etc).
Et puis Stéphanie a bien de la chance, elle rencontre la
directrice Madame Martha Chacon qui est très intéressée par
l’association mais aussi par ses deux petits
franco-colombiens Philippine et Kanuma. « Il faut qu’ils
étudient ici ! » dit elle ; c’est gênant de dire que c’est
beaucoup trop cher mais elle me fait comprendre que cela lui
fera de la pub d’avoir des français dans son école, donc pas
de problème, Philippine et Kanuma peuvent étudier dans la
meilleure école bilingue (espagnol-anglais) de la ville.
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L'école privée Chester Palmer |
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Plusieurs employés d’Ecopetrol (entreprise
pétrolière de Barrancabermeja) réunissent des fonds pour aider les
associations des quartiers défavorisés.
Nous choisissons difficilement les 15 familles les plus pauvres du
quartier et avec le plus d’enfants, elles reçoivent chacune un
matelas et des courses alimentaires pour 1 mois. Nous invitons les
familles à la maison d’accueil car il nous semble important de les
présenter et de montrer l’autre face de la ville aux personnes
aisées. Nos amis d’Ecopetrol repartent presque aussi heureux que les
familles du quartier après avoir partagé un excellent goûter-diner
tous ensemble et échangé avec chaque famille un petit bout de leur
vie.
Au sein de l’entreprise Ecopétrol, Alba Luz Amaya
dirige les projets sociaux. Grâce au restaurant qu’elle a ouvert,
Stéphanie la rencontre et lui parle de l’association. Elle lui
présente très rapidement le projet du poulailler (voir dans les
projets). Alba Luz est très intéressée et rappelle quelques jours
plus tard pour proposer d’apporter la moitié des fonds (7 000 €).
Aujourd’hui le contrat est enfin signé avec Ecopetrol et les travaux
du poulailler ont commencé. L’entreprise se charge aussi d’offrir
une formation professionnelle aux familles du quartier qui
participeront au projet. Hilda reçoit une formation pour la
commercialisation du poulet et l’administration du poulailler et
Alfredo reçoit une formation avec un vétérinaire pour l’élevage.
German Ardila et Julio Evan (radiologues), Richard
Gordon (médecin généraliste), Guido Contreras (dentiste), Lexi Plata
(infirmière), Yineth Romero Trujillo (opticienne), Elizabeth
(orthophoniste), Diana Miranda (ingénieur agro-alimentaire), tous
nous aident pour l’instant bénévolement pour nos actions au sein du
dispensaire. |

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Activités
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Le mois de décembre est toujours bien rempli.
Les enfants étant en grandes vacances, Octavio a organisé des matchs
de foot amicaux avec nos enfants et d’autres clubs de la ville.
Cette activité leur permet de vivre de nouvelles expériences avec
des enfants d’autres secteurs et d’un niveau socio-économique plus
élevé.
Nous les emmenons jusqu’aux terrains de football en taxi car la
plupart sont encore petits et nous prenons le rôle des parents qui
sont censés les accompagner, les motiver et s’intéresser à ce qu’ils
font.
Décembre est le plus beau mois pour tous les enfants.
Avec eux, Octavio et Eladio redécorent la maison d’accueil. On
nettoie les murs pleins de petites mains sales, on met des lumières
dans les arbres et on fait … la crèche. Le problème c’est que
Octavio et Eladio n’ont jamais fait de crèche et Stéphanie n’est pas
là pour la faire. Au bout de quelques heures de travail cela
ressemble plus à un champ de bataille dans une ferme car tous les
enfants veulent placer leurs animaux et leurs personnages.
Heureusement la voisine Arelis un peu moins créative et plus
traditionnelle vient tout arranger.
150 enfants participent à la neuvaine dans la maison. Holmes est
chargé de la préparation pour Noël avec les autres jeunes de
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l’association. Du 16 au 24 décembre la maison est
remplie à 7h00 du soir, les enfants viennent chanter avec leur
instrument de musique fabriqué par eux même, prier, réfléchir sur le
thème du jour et partager un goûter-dîner.
Le 24 décembre nous faisons toujours des efforts pour trouver un
petit cadeau pour chaque enfant. Cette année nous avons de la
chance, l’école privée Chester Palmer nous donne tous les cadeaux de
Noël.
Quelle belle surprise pour les enfants de l’association de tous
recevoir un cadeau le jour de la naissance du Christ, et un bon
petit déjeuner avec du chocolat et des buñuelos (beignets ronds de
maïs et de fromage). Joyeux Noël !
En janvier, Clémentine et Vincent arrivent de France pour partager
six mois avec nos amis du quartier. Octavio s’occupent d’eux dans la
maison d’accueil et tous les jours ils visitent ensemble les
familles et participent aux activités. Plus tard en mai Grégoire
arrivera pour renforcer notre équipe de travail.
Octavio et Vincent reprennent les entraînements de
foot pour une bonne préparation au tournoi municipal pendant que
Clémentine explique des dizaines de devoirs de math. |
Pendant les temps de vacances et les jours fériés,
Caminos de Esperanza essaie d’occuper les enfants tous les jours
pour éviter qu’ils traînent dans la rue et soient confrontés aux
problèmes de sexualité très tôt, à la contrebande de pétrole, à la
violence entre gangs etc.
Chasse au trésor, organisée par l’équipe des pirates,
Clémentine, Vincent et Grégoire, pendant laquelle les enfants
doivent résoudre des énigmes et gagner des étapes dans tout le
quartier pour, enfin, trouver leur trésor de jouets et de bonbons à
partager.
Concours de sport, activités manuelles et ludiques
comme par exemple « qui en sait le plus » où on met à l’épreuve les
connaissances des enfants sur les matières de l’école, grand
concours de cuisine (au feu de bois bien sûr !) où les enfants
apprennent à manger équilibré, présentation d’un film à caractère
éducatif sur écran géant, organisation d’un tournoi de badminton,
pâte à sel et peinture etc etc.
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Les objectifs de chaque activité sont nombreux :
-
travailler en équipe en
apprenant le respect et la tolérance
-
éveiller la créativité
des enfants
-
reconnaître les erreurs
pour s’améliorer
-
donner son droit à
l’enfant de se divertir
-
partager des moments de
réflexion
-
travailler leurs
connaissances sous forme de jeux
-
apprendre à perdre et à
partager
-
apprendre aux enfants à
mieux se connaître pour éviter les gangs
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Les activités sont suivies parfois d’un petit cadeau
significatif ou de gros bisous pour l’équipe gagnante et toujours
d’un goûter pour tous ceux qui ont participé (goûter souvent donné
par Diana Miranda).
Les 2, 3 et 4 avril ont été réservés aux plus grands, 28 enfants de
12 à 15 ans ont fait un camp avec 8 adultes. Nous voilà donc partis
au « Corral » à environ 45 mn de Barranca… paysage magnifique, nous
sommes heureux et loin de la dure réalité.
Le programme sera chargé : formation des équipes pour les tâches
diverses (préparation des repas, nettoyage, rangement etc), et
activités nombreuses : promenade à cheval dans la nature, détente et
jeux dans la piscine, visite des animaux de la ferme (boas, buffles,
autruches, cerfs, singes ...) et moments de partage. Un après midi,
nous proposons aux jeunes un moment de réflexion sur la vie
affective en famille, les valeurs chrétiennes et leurs connaissances
sur les problèmes de la sexualité au sein de leur quartier. Après
avoir fait un petit sondage sur leurs réponses, une psychologue et
un médecin leur enseignent les valeurs et la prévention.
Le lendemain le père Jaime Gualdron, curé de notre paroisse se
déplace pour préparer Pâques avec nous. Il est surpris de l’écoute
des jeunes, de leur envie d’apprendre et de se surpasser et il nous
dit : « on voit le changement des ces jeunes, vous faites du bon
travail ». Et oui, il suffit juste de beaucoup de patience,
d’affection et d’intérêt. Enfin ne rêvons pas, tout n’est pas encore
gagné !
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Le soir les garçons préparent un grand feu, non pas
qu’il fasse froid mais c’est pour l’ambiance et surtout pour avoir
un peu de lumière. Octavio raconte des blagues et des histoires qui
font peur. Les filles partent se coucher près de la ferme,
évidemment elles ont un peu peur des gros buffles qui sont venus
tout près des tentes. On commence à dormir et, pas de chance, il se
met à pleuvoir une bonne pluie tropicale qui remplit petit à petit
les tentes pas très étanches et le vent qui se met à souffler, les
décroche. Les garçons doivent courir dans l’obscurité la plus totale
et enfin trouver un endroit plus sûr près de la ferme. Les filles
étaient mortes de rire tandis que les garçons ont eu quand même un
peu peur. Finalement ils l’ont tous vécu comme si c’était un film.
Après trois jours de bonheur, les jeunes rentrent
chez eux bien fatigués mais tellement heureux d’avoir pu vivre cette
expérience dont ils parlent encore et qui représente les meilleurs
jours de leur vie !
Vincent et Clémentine prépare la semaine Sainte et
participent avec Stéphanie aux différentes manifestations
catholiques (messes, adoration et processions). Les colombiens
semblent réaliser mieux que nous que Pâques est le jour le plus
important de l’année liturgique et qu’il faut bien s’y préparer. |
Tous les samedis des jeunes de l’école Normal Cristo
Rey viennent faire leur stage à la maison d’accueil. Ils sont en
terminale et étudient pour être professeur des écoles. Ils doivent
donc se préparer et quoi de mieux que nos enfants agités et avec des
retards scolaires pour la plupart ! Ils organisent des activités
manuelles et des jeux éducatifs encadrés par les bénévoles de
l’association qui devront juger par la suite leurs efforts et leur
travail auprès de leur école.
Fin avril, l’eau du fleuve commence à monter rapidement et il pleut
beaucoup. Nous sommes inquiets et espérons ne pas avoir à revivre la
même chose que l’année dernière. Déjà des dizaines et des dizaines
de familles sont inondées, elles sont habituées et surélèvent tout
dans leur maison. Mais on ne peut pas les empêcher de tomber malade,
alors ils commencent à arriver à la maison d’accueil avec des
ordonnances pour des bébés. Aura-t-on les fonds nécessaires pour
subsister une fois de plus aux problèmes des inondations ? Les
bénévoles et Octavio visitent le barrio pour évaluer les dégâts et
juger les nécessités.
Heureusement plus de peur que de mal, le jour où des familles sont
venues demander une place pour dormir à la maison d’accueil, l’eau
est vite descendue. Le quartier Arenal est classé « quartier à haut
risque » et c’est pour cela entre autre que la mairie ne nous laisse
pas construire la chapelle.
Nous avons ce projet de construction depuis plusieurs années et déjà
10 000 € pour sa construction mais sans permis de construire nous
pouvons tout perdre. Nous cherchons donc un terrain dans un quartier
voisin (Las Playas) mais cela coûte évidemment deux fois plus cher.
Nous faisons confiance à la Providence qui saura nous trouver le
lieu adéquat au moment voulu.
Début mai, nous commençons la préparation de la fête des mères. Nous
choisissons 40 mamans qui n’ont pas de mari ou qui sont maltraitées.
Nous partons avec les bénévoles dans les magasins pour récolter des
petits cadeaux, les commerçants sont très généreux et nous revenons
à la maison d’accueil avec des sandales, des vêtements, des bibelots
etc.
Le 13 mai, Octavio comme d’habitude se charge de l’ambiance de la
fête et organise des jeux, nous, les français nous faisons les
crêpes et préparons les gâteaux.
Elles sont heureuses et peuvent se détendre (sans enfants et sans
mari !), Vincent et Grégoire se prêtent au jeu et se laissent
maquiller par ces femmes qui ont les yeux bandés, elles repartent
toutes après trois heures de fous rires, leur petit cadeau sous le
bras et tout de même un bout de gâteau pour ceux restés à la maison. |

Fête des mères

Clémentine au milieu des innondations
Après le passage des brésiliens (voir lettre précédente) nous avions
du arrêter les cours de danse car nous ne pouvions pas payer un
professeur et le jeune qui nous aidait auparavant était trop pris.
Stéphanie a pu rencontrer dans son restaurant la secrétaire de la
femme du maire et quelques temps après nous avions un nouveau
professeur de danse payé par la mairie. Nous avons donc fait deux
groupes, les enfants de 8 à 11 ans et les jeunes de 12 à 15 ans avec
quatre heures de cours par semaine. La danse est comme le théâtre un
moyen pour eux de s’exprimer et de se défouler mais aussi de
connaître la culture de leur pays. |
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Rentrée
scolaire et éducation
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Mi janvier, il faut préparer les parents pour la
rentrée scolaire. Nous organisons donc une réunion avec eux dans
l’espoir que cette fois-ci ils écouteront un peu plus nos conseils.
Beaucoup ont besoin de conseils et d’aide pour valoriser les études
de leurs enfants. Ce n’est pas facile pour nous et parfois un peu
désespérant mais nous sommes sûrs qu’il est très important de parler
avec eux. Pendant plus d’une heure nous leur expliquons la chance
qu’a leur enfant de recevoir une aide pour étudier, l’importance des
études pour son avenir et celui de sa famille, que le dévouement et
l’intérêt des parents sera le fruit de leur réussite etc. Enfin nous
leur donnons les règles de l’association pour pouvoir bénéficier de
l’aide des parrains et chacun remplit un formulaire concernant
l’enfant et certifiant accepter de se porter garant pour la réussite
de leur enfant.
Tous les parents sont venus, miracle ? mais non ils savaient qu’ils
recevraient un kit d’Action Social pour leurs enfants !
Il nous reste donc moins de 15 jours avant la rentrée scolaire, il
faut se dépêcher et agir de façon organisée. Nous avons toutes les
tailles des enfants, leur école et leur classe, car bien sûr c’est
différent pour tous. Stéphanie arpente donc les magasins pour
trouver tout le moins cher possible, car plus on économise plus on
peut acheter de choses aux enfants.
Chaussures noires, chaussures de sport, deux sous-chemises, deux
chemises à manches courtes, une chemise à manche longue, deux paires
de chaussettes, l’uniforme de sport et celui de jour fait sur
mesure, les fournitures scolaires, les livres et pour la plupart
aussi un uniforme interclasse (qui est une dépense inutile à notre
goût mais que l’école exige pour les rencontres interclasses).
Nous nous sommes également réunis avec les jeunes qui
étudient à l’université pour préparer leur nouveau semestre. C’est
d’abord un moment de partage où les nouveaux se présentent (ceux qui
viennent de passer leur bac) et parlent de ce qu’ils veulent étudier
et où les anciens leur donnent des conseils et nous disent comment
vont leurs études, si cela leur plait et ce qu’ils souhaitent faire
ensuite.
Puis nous établissons un calendrier d’horaires de travail pour les
devoirs des enfants dans la maison d’accueil. Chaque étudiant doit
réserver 3 heures par semaine à l’aide scolaire aux plus jeunes et
peut aussi aider pendant les différentes activités que nous faisons
toute l’année.
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Réunion de rentrée avec les parents des enfants
scolarisés
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Réflexion de
la maison d'accueil
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La maison avait bien besoin de quelques réfections.
Nous avons commencé par le jardin qu’il fallait surélever pour
éviter les inondations. Le pauvre Vincent a dû rentrer deux
camions de terre un peu aidé par les jeunes. Puis le papa d’Octavio,
notre maçon, a fait un sol en dur dans la moitié du jardin
pour que les enfants aient plus d’espace pour jouer et que
cela soit plus propre, nous pourrons dessiner des jeux sur le
sol comme une marelle etc. Puis il y a eu la finition des murs
qui étaient en briques nues et la pose d’un plafond en lambris
pour atténuer la chaleur et éviter les rats et autres bêtes ;
et enfin, les peintures de toute la maison. Les pauvre
bénévoles ont dû vider leur chambre et dormir dans la salle
principale et même avec la dengue (maladie tropicale dûe aux
moustiques), Grégoire a réussi à supporter les coups de
marteaux de 6h30 à 18h00. Dans le jardin a aussi été
construite une petite chambre qui sert à ranger tout le
matériel de la maison et qui servira peut être un jour pour
une famille lors d’une inondation. |
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Santé et
dispensaire
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En mars nous avons organisé une brigade de santé
dentaire et médicale. 50 enfants ont été invités avec leur maman, de
09h00 à 15h00. Le docteur Richard Gordon les a tous pesés, mesurés,
purgés contre les parasites et examinés.
Nous avons dû acheter pour certains des médicaments ou des
vitamines. Dans le cabinet dentaire, les dentistes Guido et Huber
Contreras se chargeaient de leur examiner les dents, de leur faire
un nettoyage approfondi, de leur mettre du fluor et de les éduquer
pour bien se brosser les dents. Chaque maman est repartie avec une
petite serviette, du lait pour bébé et des produits d’hygiène
courants. Diana Miranda, notre ingénieur agro-alimentaire étudiait
les données pour monter un projet santé et nutrition (33 000 € pour
100 familles qui pourront recevoir une alimentation complète pendant
7 mois, un suivi médical approfondi, une formation éducative et
préventive et un traitement de fond pour les enfants dénutris et
malnutris).
Nous sommes heureux de pouvoir vous dire que l’APAEC
(association de parents adoptifs d’enfants colombiens) vient de nous
faire un don de 7 500 € pour la réalisation d’un projet dentaire
auprès des familles du bidonville. Nous pourrons donc terminer
d’acheter le matériel manquant et commencer à réaliser le projet en
septembre pour 100 familles. Il nous manque cependant encore un peu
plus de 5 000 € pour pouvoir payer le dentiste, son aide et la
secrétaire du dispensaire pendant presque un an. Heureusement
l’association St Rieul par le biais de la kermesse de Senlis nous
permet de combler ce manque. Merci à tous ceux qui y ont participé.
En juin, une opticienne et une orthophoniste
proposent leur aide dans le dispensaire. Nous souhaitons évaluer 50
enfants sur leur vue, leur ouïe et leur façon de s’exprimer et de
comprendre. Ce n’est pas très facile pour Yineth Romero (opticienne)
car tous les enfants rêvent d’avoir des lunettes alors ils trichent
un peu ! Elizabeth est pleine de patience et prend tout son temps
avec chaque enfant. Elles prennent toutes les deux leur travail très
à cœur avec eux et nous proposent de continuer à nous aider.
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Projets
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Une équipe de jeunes étudiants de Vendée dont
Mathilde Peix (déjà partie un an en Colombie), a monté les projets
de poulailler et potager. Les objectifs sont
les suivants :
- Avoir une alimentation à base de protéines et
fruits et légumes pour les enfants du quartier
- donner un emploi à plusieurs familles
- En former d’autres pour qu'elles puissent
commencer chez elles un élevage de poulets et un petit jardin
potager
- Avoir des fonds grâce à la vente pour les
diverses activités de l'association
Les 6 jeunes étudiants ont recherché des fonds
tout au long de l’année pour rassembler un total de 28 000 €. Parmi
les donateurs l’école Dupanloup de Paris a récolté plus de 7 000 €
grâce au Carême des enfants. Un grand bravo !
également la troupe « les 7 de la cité », grâce à leur prestation
théâtrale à Paris a contribué à remplir l’escarcelle.
A ce jour le budget n’est pas totalement bouclé, il leur manque un
peu plus de 8 000 €. Ils partiront le 08 août pour la mise en place
du potager et pour apporter les fonds manquant au poulailler déjà
commencé.
Ils souhaitent également participer à toutes les activités de la
maison d’accueil et ont préparé quelques actions bien précises pour
les familles et les enfants du quartier.
Merci à eux pour leur initiative généreuse ! ils vous donneront des
nouvelles dans la prochaine lettre.
Eladio, Stéphanie, Philippine et Kanuma partent en France pour
plusieurs semaines, on dit au revoir aussi aux français qui vont
bientôt repartir et à notre curé qui part étudier à Rome. Nous
célébrons une messe de départ et de remerciement pour eux. Bon
voyage et revenez vite nous aider.
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Grégoire, Vincent et Clémentine

Messe de départ du curé nous soutenant depuis le
début du projet
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Merci à
Clémentine, Grégoire, Vincent, et vous tous qui soutenez notre
œuvre.
Que Dios les bendiga !
Octavio et
Stéphanie
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